Utiliser Anki pour mémoriser durablement
Anki est un logiciel de flashcards fondé sur le rappel actif et la répétition espacée.
Sa fonction principale n'est pas d'expliquer un cours. Il planifie les moments où une carte doit être revue selon les réponses de l'utilisateur.
Anki est puissant lorsqu'il contient une banque limitée de cartes de qualité.
Le modèle d'Anki
Une note contient des champs.
Un type de carte détermine comment ces champs sont affichés.
Exemple :
Champ 1 : Concept
Champ 2 : Question
Champ 3 : Réponse
Champ 4 : Explication
Champ 5 : Source
Champ 6 : Tags
Une même note peut produire plusieurs cartes, mais il ne faut pas créer automatiquement des cartes inverses sans utilité.
Le planificateur FSRS
Les versions récentes d'Anki intègrent FSRS, un planificateur qui estime la probabilité de rappel et adapte les intervalles.
Le paramètre central est la rétention souhaitée.
Une rétention plus élevée augmente le nombre de révisions. La documentation recommande de rester prudent, car la charge croît fortement à mesure que la cible approche 100 %.
L'optimisation des paramètres utilise l'historique de révision.
Les quatre réponses
Selon la configuration, l'utilisateur évalue généralement sa récupération avec :
- Again ;
- Hard ;
- Good ;
- Easy.
Avec FSRS, il est important de ne pas utiliser Hard lorsqu'on a oublié la réponse. L'oubli doit être signalé comme un échec.
Créer une bonne carte
Une connaissance principale
La carte doit avoir un résultat interprétable.
Une question autonome
Elle doit rester compréhensible hors du chapitre.
Une réponse courte
L'explication peut être plus longue, mais la réponse évaluée doit être ciblée.
Une source
Conserver la page, le document ou le lien.
Un contexte minimal
Assez pour éviter l'ambiguïté, pas assez pour révéler la réponse.
Formats adaptés
- question-réponse ;
- texte à trous ;
- image occultée ;
- distinction ;
- condition ;
- cas court ;
- séquence courte.
Workflow avec l'intelligence artificielle
Source
-> extraction
-> hiérarchie
-> propositions de cartes
-> audit humain
-> import
-> révisions
-> suppression des cartes inutiles
L'intelligence artificielle peut générer des cartes, mais ne doit pas décider seule de ce qui mérite d'être mémorisé.
Organiser les decks
Éviter de créer une structure trop fragmentée.
Les tags peuvent représenter :
- source ;
- concept ;
- niveau ;
- statut ;
- module.
Les decks peuvent représenter les grands contextes de révision.
Gérer la charge
L'introduction de nombreuses cartes nouvelles produit une augmentation future des révisions.
Il faut donc :
- limiter les nouvelles cartes ;
- traiter le retard ;
- supprimer les cartes inutiles ;
- suspendre les doublons ;
- simplifier les cartes longues ;
- accepter qu'une partie de l'information reste consultable.
Les cartes difficiles
Une carte échouée fréquemment peut révéler :
- mauvaise formulation ;
- connaissance mal comprise ;
- réponse trop large ;
- absence de contexte ;
- confusion ;
- détail inutile.
La bonne action n'est pas toujours de la revoir plus souvent.
Relier Anki à l'application
Anki entretient surtout les connaissances accessibles.
Il faut compléter avec :
- exercices ;
- cas ;
- projets ;
- explications ;
- simulations.
Une carte peut déclencher un mini-cas, mais une compétence complexe ne doit pas être réduite à une série de définitions.
Checklist
- Les cartes portent-elles sur l'essentiel ?
- Une carte teste-t-elle une connaissance principale ?
- La question est-elle autonome ?
- La réponse est-elle contrôlable ?
- Les sources sont-elles conservées ?
- Les nouvelles cartes sont-elles limitées ?
- Les erreurs conduisent-elles à une amélioration de la carte ?
- Les tags sont-ils cohérents ?
- L'application est-elle travaillée ailleurs ?
- Les paramètres ont-ils été modifiés avec prudence ?